lundi 20 mai 2013

Flèche des jambes d'acier du CVRM

Bon, un p'tit coup de balai, un peu de chiffon, le blogue a l'air de bien fonctionner après 2 ans.


Je me paye une petite entrée de blogue pour parler de mon aventure de la fin de semaine dernière. J'ai participé à ma première flèche du CVRM. En gros, une flèche, c'est une sortie de vélo dont la distance minimale est de 360km (maximum???) et qui doit durer exactement 24 heures. Plus de détails sur le site du CVRM.

Tout a commencé il y a quelques mois, quand mon ami Martin Bergeron m'écrit pour m'offrir de participer à cette flèche. Sans réfléchir (hummm), j'accepte, de toute évidence sans avoir lu les petits caractères. Quelques jours plus tard, Carl, grand schtroumpf de l'équipe des jambes d'acier, m'envoie le parcours. 457 km, à parcourir en 24 heures. Ouch. Jusqu'à maintenant, ma plus grande distance était un brevet de 300 km. En plus, cette année, mon horaire m’empêche de m’entraîner adéquatement et ma plus grande distance est un court brevet de 150 km.
Notre équipe est composée de Carl, Martin D, Martin B, Fabrice H et moi-même. À cause d'un accident de vélo, Fabrice devra déclarer forfait à quelques jours du départ.

Les préparatifs impliquent la mise à niveau du vélo (de route), que j’équipe d'un porte-bagage minimaliste, d'un sac de guidon et d'un système d'éclairage. En plus, je passe plein de temps à ajouter et à enlever des morceaux de linge. Plus prudent, plus léger, dilemme.
Vendredi pm, je me rend donc rejoindre Martin B chez Fabrice, qui a quand même accepté de nous amener à Québec dans sa voiture. Merci énormément Fabrice. Cool de parler de musique et de Reddit sur la route!
Vendredi soir à Québec, on rejoint le reste de l'équipe pour le souper. Après le dodo, on se retrouve à la gare du palais pour le départ à 9h00 pile!


Surprise, un vent très fort (et de face) salue notre départ. Mais comme on part de la gare du palais, aussitôt qu'on contourne le cap diamant et qu'on aperçoit le château Frontenac, on se retrouve avec le vent de dos. Boulevard Champlain jusqu'au chemin du Foulon suivi du pont de Québec. Il vente fort de côté sur le pont et la chaussée étroite en métal met nos nerfs à l'épreuve.
Arrivés de l'autre côté, on entreprend la route verte. Au bout de quelques kilomètres, la route verte se transforme en route en pierre concassée, de densité et granularité variable. Des fois, c'est dur et passable, des fois, c'est mou et forçant. Assez dur sur le jambes. Heureusement, tout est sec et le soleil brille. On roule jusqu'à Victoriaville où on arrête pour le lunch. Je me souvenais de Victo pour y avoir passé 2 mois en 1988 à une certaine époque lors d'un stage. Ville très sympathique mais centre-ville un peu laid. Ça n'a pas vraiment changé, mais on trouve le très bon Shad Café et on y mange très bien.

Prochain arrêt à Danville pour examiner une carte du parcours et revoir nos plans à la lumière de l'état de la route verte. On décide de poursuivre et de prendre une décision sur la suite des choses rendus à Sherbrooke. On poursuit vers Richmond et ensuite, on bifurque vers Sherbrooke. On a abandonné la route verte pour la route 116, beaucoup mieux asphaltée et on arrive à Sherbrooke vers 19h, en pleine clarté. J'ai un sérieux moment d'hésitation et je pense abandonner après 200 km. Je n'ai plus de jambes et je ne me vois pas continuer pour un autre 250 km sur la poussière de roche, à travers les collines de l'Estrie. Martin D me prodigue un conseil de sage: "Mange avant, on verra après". On profite donc de la clarté pour continuer jusqu'à Rock Forest (déjà, le détour vers North Hatley est éliminé). On soupe et comme de fait, l'énergie et la motivation me reviennent.
On s'habille plus chaudement car la météo nous annonce une nuit froide. Quatre gars qui s'échangent des trucs sur comment s'habiller: priceless! Qui aurait cru qu'autant de connaissances sur le mérino auraient pu exister.
On part ensuite vers Magog (un peu à taton, il fait noir et on a dévié du parcours initial, donc le GPS est moins utile). On se rend à Magog en longeant le lac Magog et la voie de chemin de fer. Aucun signe de Josélito, on est corrects. À Magog, on change de lac et on est rendus au lac Memphrémagog. Courte pause et on repart vers le mont Orford. Autre changement de parcours, on évite le parc du mont Orford pour prendre la route 112 et à Eastman, le chemin des diligences, montagneux à souhait et plein de beau gravier. À Waterloo, on prend l'estriade qui nous amène à Granby. La section de 20 km en plein bois et en pleine nuit a été ma préférée. On entend plein d'animaux dans les bois dans jamais les voir.
À Granby, on prendra une grande pause arrosée de chocolat chaud et on tentera de dormir un peu.
On s'habille à nouveau, encore plus chaud (il est entre 3h et 4h du matin quand on part). Martin B et moi avons la brillante idée de nous mettre du embrocation (liniment) directement sur les pieds pour les garder au chaud. Sensation de chaleur immédiate. Sensation de brûlure prolongée (rendu au dimanche soir, j'ai encore des douleurs). Donc, sur les cuisses, oui, sur les pieds, pas vraiment. Ouch.
On voit le soleil se lever autour de St-Césaire. On passe ensuite par Rougement, Marieville et Chambly. Chambly, on a tous envie d'arriver à Montréal, mais le règlement nous dicte de parcourir au moins 25 km dans les dernières 2 heures. Pause forcée au McDo avec déjeuner santé (...). On repart et surprise, à St-Hubert, Fabrice nous rejoint sur la piste cyclable. Il finira la flèche avec nous. Petit détour par le circuit Gilles-Villeneuve (on est un peu en avance) pour finalement constater (après un problème avec mon équipement qui nous faire perdre du temps) qu'il ne nous reste que 20 minutes pour partir du pont de la Concorde et se rendre sur le plateau. Oops.
Rush, sprint et infractions au code de la route. J'ai jamais monté la côte Berri aussi vite! On arrive finalement à la maison des cyclistes à exactement 9h00, soit 24 heures (à la minute près) après notre départ!

On a droit à un comité d'accueil. Louise, Lise, Sam et Sam Jr. Merci d'être venus nous accueillir, ça fait chaud au cœur après une telle randonnée.

Merci à mes compagnons pour les encouragements et le support moral. On a fait une bonne équipe. Merci Carl, Martin et Martin.

Est-ce que je le referais? Ben oui, mais sans la poussière de roche. J'ai déjà hâte à l'année prochaine!

Martin D est un blogueur bien plus assidu que moi. Voici son compte-rendu.

5 commentaires:

  1. Bravo Clément et bravo au reste de l'équipe des jambes d'acier! Vous avez toute mon admiration!

    Roger

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  2. Félicitations encore une fois, ce fut une belle épopée.

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  3. Très Intéressant de te lire Clément. BRAVO !!!!! pour avoir réussi cet exploit et aussi à ceux de tes compagnons des jambes d'aciers. Vous êtes forts.

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  4. Bravo encore à votre équipe!

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  5. Bravo Clément!! Quel exploit!! J'adore ton récit! ;-)

    Vérane

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